– Biographie –

Marie-Laure Garnier

Qu’est-ce qui vous a conduite à la musique ?
J’ai eu la chance de rencontrer des dumistes quand j’étais en classe de maternelle. A partir de ce moment, j’ai immédiatement eu envie de faire de la musique. Le tambour traditionnel Guyanais fut mon premier instrument. Deux après, j’ai intégré la classe de Flûte traversière, puis celle de piano de l’Ecole de Musique de Kourou ainsi que l’Ecole d’Orgue de Guyane. J’ai toujours été une enfant très curieuse et enthousiaste dès qu’il s’agissait de musique.

Pourquoi avoir choisi le chant ?
C’est en intégrant la Maîtrise de Paris que j’ai eu la révélation du chant et de la scène. Arrivée un an auparavant au Conservatoire Régional, je dois reconnaître que l’enfant très active et enthousiaste que j’étais, s’ennuyait un peu alors qu’il fallait se spécialiser dans une seule discipline, la Flûte Traversière.

Le travail polyphonique, le grand nombre de concerts, les opéras… j’avais (re)trouvé un lieu d’épanouissement. Et c’est après trois années de rêve que j’ai intégré le CNSM de Paris sans trop bien savoir où ça me conduirait. In fine, il s’avère que j’avais réellement trouvé ma voi(e)(x).

Quel professeur vous a le plus marqué(e) durant vos études ? Pourquoi ? 
Sophie Geoffroy-Deschaume, mon professeur de chant à la Maîtrise, ainsi que Malcolm Walker, qui m’a accompagné durant mes sept années au CNSM.

Sans oublier les pianistes Anne Le Bozec et Susan Manoff. Quatre personnalités différentes, et pourtant ils ont en commun d’avoir compris qui j’étais tant sur le plan artistique qu’humain. Chacun d’eux m’a énormément apporté et aidé à grandir.

Quel a été votre premier choc musical ?
Le chœur des Pélerins dans Tannhäuser de Wagner !

Dans votre discipline, quels artistes vous inspirent ? Pourquoi ?
Il y en a tant ! Véronique Gens m’a beaucoup inspirée quand j’ai débuté le chant, notamment avec ses grandes héroïnes de la mythologie (Alceste, Armide, etc). Elle est merveilleuse aussi bien à l’opéra qu’en récital de mélodie. Je suis d’ailleurs très touchée et édifiée par le duo qu’elle forme avec Susan Manoff. Patricia Petibon, elle, ne cesse de me ravir avec sa liberté et sa théâtralité. Quant à Marie-Nicole Lemieux, elle me séduit par son timbre de velours et son humour…
Mais s’il ne fallait en citer qu’une, ce serait Jessye Norman. Quelle voix et quelle noblesse ! Jessye Norman incarne, selon moi, un modèle de réussite pour toutes les femmes noires dans le milieu de l’art lyrique. À nous de jouer…

 

 

Quels concours avez–vous passés et quelles distinctions avez-vous reçues ?
• Lauréate HSBC au Festival Lyrique d’Aix-en-Provence (2018)
• Lauréate de la Fondation Royaumont (2018)
• Concours Voix des Outre-mer – Prix Voix des Outremer (2018)
• Concours Wagner – demi-finaliste (2018)
• Talents d’Outremer (2017)
• Concours de Boulanger – Prix de la Mélodie en duo avec Célia  (2017)
• Concours Cziffra – 1er Prix (2015)
• Concours de chant de Mâcon – 2ème Prix (2014)
• Révélation Classique de l’ADAMI (2013)

Enregistrement de CD à venir?
Parution imminente CD des Lauréats de l’Académie Orsay-Royaumont avec le label B.Records

Parution en Janvier 2020 du CD Hommage à Olivier Greif avec le Festival de Deauville et le label B.Records

Qu’auriez-vous pu exercer comme métier si vous n’aviez pas choisi la musique ?
Professeur des écoles ou un métier à responsabilités dans le social.

Quelles passions avez-vous en dehors de la musique ?
La cuisine et les danses latines.

Quel est le menu du chef ?
Saumon au four accompagné de son Dal de lentilles corail et ses petits légumes d’été.
Fondant au chocolat.

À table !

 

 

Sources: d’après un questionnaire réalisé pour l’émission “Générations FM, le live”, France Musique